Jung et les racines de la conscience
Si les racines d'un arbre généalogique étaient sa cime, ses branches enterrées, ses ramifications et fruits si profondément ancrés dans ce substrat, le cosmos serait alors relié aux forces telluriques.
Cet hêtre plein et entier toucherait alors aux étoiles, choisissant la forme appropriée de son incarnation et de ses transformations : tantôt figuier pourpre ou baobab, tantôt platane, sapin ou rosier églantin.
Se nourrissant de sa complétude par acceptation de ses origines et de son identité, en ne permettant pas l'écrasement par des aïeux peu recommandables, il autoriserait ainsi sa propre descendance à se nourrir d'une entièreté qui ne nie rien de ce qu'il est devenu.
L'ouvrage de Jung invite à se représenter le réel avec humour ; en d'autres termes à chausser les lunettes d'Alice de Lewis Caroll, pour mieux saisir la notion d'individuation, en faisant un tour de l'autre côté du miroir ou d'un petit prince prêt à tout pour comprendre le monde des adultes si sérieux.

